Commerce : Un diagnostic pour les 33 communes de l'Eurométropole

 

La CCI, l’Eurométropole Strasbourg et LE Groupement Commercial du Bas-Rhin ont PUBLIE une étude sur la situation du commerce dans les 33 communes de l’Eurométropole. Un enjeu essentiel pour l’attractivité de la métropole.

« A force d’entendre tout et n’importe quoi sur la situation du commerce strasbourgeois, nous avons décidé d’y porter un regard objectif. C’est pourquoi nous avons fait réalisé ce diagnostic des centralités commerciales par un expert indépendant et établit une feuille de route » explique Catherine Salomon, membre du bureau de la CCI en charge du commerce de proximité. Première conclusion, la situation est globalement bonne, à l’exception de quelques communes de périphérie et certains quartiers de Strasbourg. Ainsi le taux de vacance commerciale est de 4%, soit un des plus faibles de France. La capitale régionale a su préserver un équilibre précieux entre son commerce de centre-ville et celui de ses zones périphériques. La densité de grandes surfaces alimentaires y est inférieure de  18% à la moyenne nationale «  Alors que des aménageurs sollicitaient 200 000 m² de nouvelles surfaces, nous n’en avons autorisé que 60 000 m² » souligne Jean-Luc Herzog vice-président de l’Eurométropole en charge du commerce. Les raisons de cette relative bonne santé du commerce sont ,d’une part d’ordre démographique avec une augmentation de près de 2% de la population et un taux de renouvellement des ménages particulièrement élevé : 46% pour Strasbourg. D’autre part la concentration d’emplois à Strasbourg en progression de 3 points depuis 2009 participe à l’attractivité commerciale de la villeRue Strasbourg

La centralité commerciale

 Le tableau est plus sombre pour certains quartiers comme l’Elsau, Neuhof ou la Meinau ainsi que pour certaines villes comme Wolfisheim ou Lampertheim. Pour y remédier, chacun des maires des 33 communes disposera d’un tableau de bord comprenant l’analyse de 25 indicateurs ainsi que des pistes de réflexion lui permettant d’améliorer concrètement la « centralité commerciale » de sa ville ou de ses quartiers.  Par exemple de prévoir des emplacements commerciaux en pieds d’immeuble ou bien d’améliorer le confort des espaces publics. Parmi les actions prioritaires préconisées par le rapport, le développement d’une offre de logements diversifiée, la création de pôles médicaux centralisé, le recentrage des commerces autour d’un pôle attractif, la rénovation des façades commerciales dégradées et la requalification des locomotives alimentaires en centre-ville.

 

Etude disponible sur www.alsace.cci.fr