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L'INSA Strasbourg investit dans la plasturgie

L’INSA de Strasbourg se dote d’une presse à injection pour compléter ses équipements de plasturgie. Un investissement destiné à mieux former ses élèves à l’usine du futur et à proposer aux PME un outil de prototypage.

Le métier d’ingénieur en plasturgie

Ils conçoivent l’outillage des machines industrielles. Le moule utilisé par une presse à injection, par exemple. Pour cela, les ingénieurs en plasturgie prennent en compte normes sanitaires, règles environnementales, propriétés des matériaux… Ils règlent également les machines, pour optimiser la production. Ils travaillent essentiellement chez des sous-traitants de l’industrie automobile, aéronautique, biomédicale ou du divertissement.

 

Au milieu des machines de découpe, de thermoformage ou de moulage, on se croirait dans les locaux d’une entreprise. Erreur ! Il s’agit de ceux de l’Institut National des Sciences Appliquées (INSA) de Strasbourg. Il vient de se doter d’une presse à injection, pour compléter ses équipements dédiés à sa formation d’ingénieur en plasturgie (voir encadré).

Développer la plasturgie

« Auparavant, les étudiants utilisaient les machines de lycées partenaires de la région. Mais avec la hausse des effectifs – 77 jeunes à la rentrée – et notre volonté de développer cette spécialisation, la presse à injection s’avérait indispensable », explique Marc Renner, directeur de l’INSA.

L’investissement s’élève à 163 000€, partagés entre l’école via la Fédération de Plasturgie, la Région Alsace et la CCI de Strasbourg et du Bas-Rhin, à hauteur de 100 000€ pour cette dernière.

Former à l’usine du futur à l'INSA Strasbourg

L’école souhaite aussi s’adapter au développement de l’usine du futur (1). La presse à injection fonctionne avec un logiciel de simulation et un système de capteurs. Ils rendent possible une grande précision dans les réglages et la connectivité avec d’autres machines. « Les élèves appréhendent donc l’ensemble de la chaîne : la conception d’un moule, sa fabrication, son utilisation dans le processus de fabrication et l’optimisation des machines… Comme ils le feraient en entreprise », illustre Hervé Pelletier, responsable du département mécanique.

Un atout que l’école cultive : elle affiche un taux d’insertion de ses diplômés de 95% pour ses filières : mécanique, architecture, topographie, plasturgie, mécatronique et génie civil, climatique ou électrique.

Marc Renner, directeur de l'INSA Strasbourg (à droite), et Hervé Pelletier, responsable du département mécanique (à gauche), auprès des moules de plasturgie © Jean-François Badias

Du prototypage rapide pour les PME

L’INSA collabore déjà avec un réseau d’entreprises. Avec cette presse à injection, il s’ouvre aux start-up et aux PME. « Elles sont très demandeuses d’un outil de prototypage, pour réduire les délais de conception des pièces. Ces petites entreprises optimiseront ainsi leurs essais, d’un point de vue technique comme financier, et nous produirons leurs 2000 à 3000 premières pièces », reprend Hervé Pelletier. Si la plasturgie vous intéresse, rendez-vous à leurs prochaines portes ouvertes: les étudiants auront fabriqué eux-mêmes les goodies… 

(1) Ce concept définit les nouvelles manières d’organiser la production, grâce aux outils numériques et logistiques.

L. D.      

INSA de Strasbourg • 24, boulevard de la Victoire à Strasbourg • 03 88 14 47 00 • www.insa-strasbourg.fr

03/09/2015Partager