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Erstein Plastique Industrie : Histoire d’une renaissance

Erstein/67

Placée en redressement judiciaire en 2017, l’entreprise de plasturgie fondée en 1971 a retrouvé la santé sous l’impulsion d’un ancien expert-comptable bien décidé à ne pas reproduire les erreurs du passé.

« Dans notre métier, il faut qu’un process soit répétable chaque jour pour s’assurer que les pièces fabriquées répondent parfaitement au cahier des charges du client. » © Dorothée ParentLorsque Cheick Traoré fut nommé directeur financier par le groupe propriétaire en janvier 2017, il ne s’imaginait sans doute pas l’étendue de la tâche. Sa mission : redresser une PME à fort potentiel, mais qui n’a pas su gérer sa croissance. Malgré un carnet de commandes bien garni et des clients fidèles dans les secteurs du bâtiment, de l’industrie, et du paramédical, elle perd beaucoup d’argent. En une année, il assainit la situation et en devient président en 2018. « Je ne connaissais rien au métier, alors j’ai établi un bilan de nos forces et de nos faiblesses, aidé par un consultant en plasturgie. Nous avons constaté que l’origine des pertes provenait d’un taux de rebuts qui pouvait toucher 10 % de la production. Un vrai gouffre financier », explique le dirigeant. Un mauvais chiffre dû au mauvais entretien des presses à injection. « En passant un contrat de maintenance des machines et en mettant en place des procédures d’autocontrôle, le taux de malfaçon n’est plus aujourd’hui que de 1 %. Nous sommes désormais certifiés ISO 9001:2015. C’est important, car dans notre métier il faut qu’un process soit répétable chaque jour pour s’assurer que les pièces fabriquées répondent parfaitement au cahier des charges du client », observe Cheick Traoré. Un changement de méthode qui a quelque peu bouleversé les habitudes des treize salariés mais qu’ils ont finalement accepté, grâce aux efforts de pédagogie de leur patron.

Sortir du tableau Excel !

Une fois les problèmes de production réglés, le chef d’entreprise s’est attelé à un autre chantier : le commercial. Accompagné par la CCI, il a identifié les points forts et points faibles de son organisation des ventes. Il a pu établir un plan d’action en segmentant et définissant des cibles prioritaires et enfin en construisant un argumentaire. « Avec mon assistante, nous avons également suivi une formation commerciale à CCI Campus qui a été très bénéfique. Aujourd’hui elle s’occupe de nos clients et prospects alsaciens, pendant que je suis ceux du reste de la France », poursuit-il. Prochaine étape, la création d’un site web « dynamique » et un bon référencement sur les moteurs de recherche, toujours avec l’aide de la CCI. Cheick Traoré peut désormais regarder l’avenir avec sérénité et réfléchit déjà à célébrer le 50ème anniversaire de la société en 2021. Le futur, c’est aussi l’automatisation de la production, l’acquisition de sept presses supplémentaires en complément des sept existantes, le développement de synergies avec son atelier de mécanique, mais aussi l’agrandissement du site. « D’ailleurs ce week-end je vais commencer à débroussailler le terrain. Dans mon métier, il faut savoir sortir du tableau Excel », s’amuse le chef d’entreprise ! Si c’est un expert-comptable qui le dit… » >P.H.

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Direction Industrie
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