UNION ZÉNITH : « Je veux faire ma part ! »

Bouxwiller/67

Michel Heintz a créé la holding Zénith en 2004, après 15 années passées au sein du groupe Eiffage. Il en a fait une confédération d’entreprises autonomes, en reprenant des sociétés familiales du secteur du BTP qui ne trouvaient pas de repreneur.

Michel Heintz met à la disposition de ses salariés des vélos à hydrogène pour les petits déplacements. © Dorothée Parent«Pour toutes mes acquisitions, j’applique la même règle  : garder le nom d’origine, définir un secteur géographique exclusif, se limiter à un site unique et sélectionner un patron qui investit dans le capital à hauteur de 30 % », explique-t-il. Aujourd’hui, sur ce modèle, celui qui se définit comme un « catalyseur de pérennisation d’entreprises » contrôle huit sociétés* dans les domaines de la déconstruction, du désamiantage, de la dépollution des sols, des travaux publics et du gros œuvre. Chacune réalise un chiffre d’affaires compris entre 5 et 20 millions € et l’ensemble emploie 450 salariés. Si leur développement constitue naturellement son objectif principal, Michel Heintz est depuis très longtemps convaincu que son modèle économique doit aussi intégrer la protection de l’environnement. « Dans nos activités, nous contribuons à ralentir l’artificialisation des sols et l’étalement urbain, en permettant de construire sur des friches et nous recyclons et réutilisons un maximum de matériaux. Mais ce n’est pas suffisant ! Je veux aussi faire ma part pour réduire mon impact sur la terre », déclare le dirigeant, fervent partisan d’un capitalisme humaniste.

L’avenir passe par l’hydrogène

Michel Heintz est sans doute le seul patron en Alsace à mettre à la disposition de ses salariés des vélos à hydrogène (made in France) pour effectuer des petits déplacements. De petits bijoux de technologie, d’une autonomie dépassant les 100 km et rechargeables en une minute ! « Aujourd’hui, je suis convaincu que l’hydrogène est le seul moyen pour lutter efficacement contre les émissions de CO2 à condition qu’il soit produit à partir d’énergies propres, telles que le solaire, l’éolien ou la biomasse. J’aimerais pouvoir rouler dans un véhicule à pile à combustible comme la Toyota Mirai qui circule à Paris dans une flotte de taxis, mais il n’existe aucune station de charge dans les environs actuellement », regrette-t-il. En principe, une station devrait ouvrir fin 2022 à la Meinau pour les camions à ordures et les bus. Mais son idée est de faire circuler sa flotte de véhicules à moteur diesel en utilisant une énergie moins polluante. « Pour les poids lourds, à mon avis, l’électrique est une impasse pour des raisons d’autonomie et de temps de rechargement. Nous avons aussi essayé de convertir des moteurs au gaz naturel liquéfié, mais ce n’est pas concluant. La solution d’avenir passe aussi par l’hydrogène, mais les constructeurs sont très en retard dans ce domaine. Seul Hyundai commercialise un camion, mais seulement en Suisse et au prix de… 800 000 € ! », déplore-t-il. En attendant de réaliser son rêve, Michel Heintz entend poursuivre le développement de sa société en y intégrant des entreprises du second œuvre. Objectif à cinq ans  : 100 millions € de chiffre d’affaires et 600 salariés ! > P.H.
* Hanau déconstruction désamiantage, Gaïal déconstruction désamiantage, Céterra ingénierie environnementale, Adam travaux publics, Denni Legoll travaux publics, Alter travaux publics, Visconti travaux publics, Schreiber gros œuvre

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