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Oxycar : Transports en commun

Mutzig/67

Pas encore diplômé de la KEDGE Business School de Toulon, Mathieu Gardin, 25 ans, est déjà président d’une start-up qui propose aux entreprises d’organiser le covoiturage de leurs salariés. Son pari : abolir les embouteillages !

Le covoiturage doit être considéré comme une forme de transport collectif. © DR«En supprimant une voiture sur dix sur les grands axes routiers des agglomérations aux heures de pointe, la circulation deviendrait plus fluide et les bouchons exceptionnels. En conséquence : moins de stress et de perte de temps et moins de pollution. Mais pour cela, il faut développer le covoiturage à grande échelle », explique le jeune dirigeant. Reste à convaincre les salariés français plutôt individualistes d’accepter un ou plusieurs passager(s) à bord de leur véhicule pour se rendre à leur travail. Afin de les motiver, Mathieu veut inciter les entreprises à verser aux salariés, qui transportent leurs collègues, une prime défiscalisée calculée en fonction du kilométrage effectué. « Avec un bonus mensuel de 150 à 250 €, c’est un vrai gain de pouvoir d’achat car les frais de transport constituent le troisième poste de dépense des foyers français », souligne Mathieu. Au-delà de l’aspect financier, c’est aussi une opportunité de favoriser la communication et la convivialité entre salariés qui souvent se connaissent à peine.

L’intérêt de tout le monde

Pour les entreprises, la mobilité de leurs collaborateurs est aussi devenue un enjeu important car celles qui emploient plus de 100 salariés doivent établir un plan de mobilité (PDM). Celui-ci comprend un ensemble de mesures qui vise à optimiser les déplacements des employés pour réduire le trafic routier. Le covoiturage peut aussi leur permettre de libérer du foncier en réduisant le nombre de places de stationnement. Si pour le moment ce type de primes versées aux salariés est soumis à cotisations sociales et ne peut être déduit de la taxe transport versée par les entreprises, « le problème devrait se régler pour la fin d’année, car le gouvernement est conscient que c’est dans l’intérêt de tout le monde de favoriser le covoiturage qui doit être considéré comme une forme de transport collectif ».

Une levée de fonds pour se développer

Mathieu a pu plaider sa cause lors des Assises nationales de la mobilité 2017 où il a été invité par le gouvernement à apporter son expertise pour trouver des nouvelles solutions législatives sur la mobilité domicile-travail. En attendant, la start-up peaufine sa plate-forme en partenariat avec l’Université de Haute-Alsace. Si tout va bien, Oxycar pourrait passer rapidement à la vitesse supérieure. Elle prépare une levée de fonds pour renforcer ses équipes de commercialisation et de communication et réfléchit déjà à exporter le concept en Allemagne et en Suisse. Un nouveau BlaBlaCar est peut-être en gestation ! > P.H.

Oxycar
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