Colmar-Houssen  : On y décolle et atterrit à toute heure

Lorsqu’on évoque l’aéroport de Colmar-Houssen, il est très fréquent d’entendre le terme d’aérodrome. Pourtant, aussi petit soit-il, le terrain et les infrastructures sont celles d’un aéroport.

L’avion de Jean-Christophe Massotte est basé à Colmar © Michel Caumes

C’est une toute nouvelle aérogare qui a été inaugurée fin 2014. Dans un premier temps, 500000€ ont été investis par la Région, le Département, la Communauté d’agglomération de Colmar et la CCI de Colmar et du Centre-Alsace. Le but: faire de la plateforme un aéroport d’affaires régional. Ont été créés une salle de conférences de 50 places et un salon VIP. Le prochain investissement comprendra notamment l’installation d’une nouvelle station météo et une rampe de guidage, évitant les nuisances sonores. L’aéroport de Colmar-Houssen est spécialisé dans l’aviation générale et le tourisme, dans les vols d’affaires (10% de l’activité) et dans les sports aériens. Il est aussi un point-relais pour les appareils de sécurité (sécurité civile, gendarmerie, transports d’organes par avion). À noter que de nombreuses personnalités transitent par Colmar, notamment des artistes se produisant à la Foire aux Vins. C’est la société ADC avec ses avions Airailes, détenue à 100% par Liebherr, qui est gestionnaire de l’aéroport depuis 2007, dans le cadre d’une délégation de service public. Pour Jean-Christophe Massotte, le dirigeant de SIS Schermesser à Altkirch/68, la proximité de l’aéroport de Colmar est primordiale pour son activité. Cette entreprise de 17 salariés est spécialisée dans la conception de systèmes de manutention automatisés et de la machine spéciale. 95% de la production partent à l’export.

Une proximité essentielle

«Notre clientèle est composée de grands groupes internationaux, explique le dirigeant qui a choisi de se déplacer en avion pour ses rendez-vous en Europe. «Je vais souvent dans le sud-ouest de la France, en Belgique et en Autriche. À la place de huit heures de voiture pour aller voir un client, je mets deux heures», déclare le dirigeant qui utilise actuellement son propre avion de tourisme. «J’envisage de le vendre pour acheter un avion d’affaires, qui me permettra de partir par tous les temps», observe le pilote breveté pour les vols aux instruments. En tous les cas, il est ravi de cette proximité. «À Mulhouse, il n’est pas possible de garer son propre avion, Strasbourg est trop loin. Ici, c’est petit, mais nous bénéficions de tous les avantages d’un grand aéroport, avec les mêmes services, les mêmes contrôles. Et surtout, on peut décoller et atterrir à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit!»

SIS Schermesser • ZI Gare à Altkirch • 03 89 08 91 00

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