WOODLIGHT  : à la lueur des arbres

Illkirch-Graffenstaden/67

Dans le film « Avatar » de James Cameron, des plantes et des arbres lumineux éclairaient la forêt de la planète Pandora. La réalité rejoint aujourd’hui la fiction ! Rose-Marie et Ghislain Auclair, fondateurs de la société Woodlight en 2018, sont en passe de faire germer leur projet de plantes bioluminescentes.

Exemple d'usage que pourraient avoir des plantes bioluminescentes dans le futur © DRL’idée est née d’un constat posé lors de différents voyages : les villes sont de plus en plus polluées et consomment de plus en plus d’énergie. « Nous avons souhaité ramener de la verdure et proposer une alternative écologique à l’éclairage urbain », précise Rose-Marie Auclair. Les plantes bioluminescentes n’ont pas vocation à remplacer nos bons vieux lampadaires, mais à les compléter par un balisage lumineux. Afin d’adoucir la pollution de l’éclairage artificiel nocturne, la bioluminescence pourrait prendre le relais d’un éclairage LED standard. La lumière produite par cette technologie brevetée ne relève pas de la magie, mais de la science, en s’inspirant d’un mécanisme naturel utilisé par les lucioles et 90 % des animaux vivant dans les fonds marins*.

100 % recyclables

Elle est le résultat de l’interaction de deux molécules et de l’oxydation de l’une d’entre elles, qui génère un grain lumineux : le photon. Rose-Marie et Ghislain Auclair, tous deux docteurs en biologie, ont transféré une partie du code génétique d’un organisme tenu secret dans le génome de la plante, rendue stérile, pour lui conférer cette capacité. L’impact sur l’environnement est nul, puisque ces points lumineux, qui ne nécessitent aucun raccordement, ne consomment pas d’électricité et présentent le double avantage de dépolluer l’air et d’être 100 % recyclables (compostables). En fonction de la taille et de l’épaisseur de la feuille, la couleur diffère. Une idée lumineuse qui suscite l’intérêt de municipalités et d’acteurs de l’énergie comme EDF et VINCI Energies en France, et aux États-Unis, mais aussi du marché du luxe, notamment le groupe LVMH, pour la décoration haut de gamme (spas, restaurants, particuliers). Woodlight recherche actuellement des investisseurs pour l’aider à « passer de l’étape de prototypage de cellules à l’étape de prototypage d’une plante entière ».
> Dorothée Keller

* Source : Institut de recherche de l’Aquarium de Monterey

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