Les « Ecoles Professionnelles » un exemple réussi de coopération franco-allemande

Les «écoles Professionnelles» de Kehl et leur proviseur Peter Cleiß, personnage bien connu de chaque côté du Rhin, n’ont pas attendu que le monde politique bouge en faveur de la coopération transfrontalière.

Des étudiants français visitent les ateliers des Berufliche Schulen de Kehl. © DR

Les «écoles Professionnelles» de Kehl et leur proviseur Peter Cleiß, personnage bien connu de chaque côté du Rhin, n’ont pas attendu que le monde politique bouge en faveur de la coopération transfrontalière. Lauréates du prestigieux «Prix Konrad Adenauer» en 2017, elles s’inscrivent dans une perspective transfrontalière, et ce depuis de longues années. Les élèves y suivent des formations initiales ou en alternance qui visent la qualification professionnelle dans les domaines du commerce, de la métallurgie et des métiers de bouche sur un mode transfrontalier.

Si aujourd’hui les parlementaires allemands et français s’apprêtent à citer les «Ecoles Professionnelles» de Kehl dans le nouveau traité franco-allemand «Elysée 2», ce n’est pas un hasard. Grâce à une étroite coopération entre cet établissement et l’Académie de Strasbourg, l’Eurodistrict Strasbourg-Ortenau et d’autres institutions franco-allemandes, il est devenu la référence dans le domaine de la formation initiale et professionnelle transfrontalière. Fréquentées autant par de jeunes Allemands que de jeunes Français, les «Ecoles Professionnelles» constituent un élément clé dans le développement local.

La reconnaissance mutuelle des diplômes

La formation bilingue axée sur les réalités des deux pays et des deux systèmes scolaires, permet aux jeunes d’acquérir les compétences pour exercer leurs métiers dans la région. L’apprentissage de la langue du voisin constitue, logiquement, l’un des points forts de ces écoles.

Le soutien politique vient donc à point nommé. Le projet de créer dans la région frontalière une «zone d’expérimentation dérogatoire» permettra de régler, ne serait-ce que localement dans un premier temps, l’éternelle question de la reconnaissance mutuelle des diplômes, tout en bénéficiant d’un soutien accru pour les différentes filières franco-allemandes.

«Notre situation géographique, dans une ville qui se caractérise par un fort pourcentage multiculturel dans la population, explique notre positionnement, bien ancré dans le tissu local. Mais nous n’allons pas nous reposer sur nos lauriers; nous sommes décidés à continuer à développer ce potentiel», explique Peter Cleiß, le proviseur des «Ecoles Professionnelles».

Kai Littmann

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