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Groupe Pfister : Naissance d’une ETI

Hochfelden/67

En s’appuyant sur l’entreprise familiale spécialisée dans les huiles pour l’automobile et l’industrie qu’il a rachetée en 2012, François Pfister a développé rapidement un petit groupe industriel avec l’ambition d’en faire une entreprise de taille intermédiaire (ETI).

Mecalec a investi, l’an dernier, dans une machine tridimensionnelle  de contrôle de dimension des pièces. © Dorothée Parent«Le marché des huiles automobiles stagne depuis quelques années en raison de l’espacement des vidanges et de moteurs moins gourmands en lubrifiants. Le développement des véhicules hybrides ou électriques ne devrait pas retourner la situation, bien au contraire », observe François Pfister. Pour faire face à ce déclin, le chef d’entreprise et unique actionnaire a opté pour une stratégie offensive basée sur la croissance externe. Ainsi, il a acquis deux PME dans le domaine de la mécanique de précision : Mecalec basée à Hochfelden, en 2017, et AMGS située à Sarreguemines, en 2018. « J’ai une sensibilité particulière pour l’industrie et les synergies commerciales sont évidentes, car les acheteurs d’huiles industrielles sont potentiellement aussi intéressés par l’usinage de pièces métalliques », explique le dirigeant.
Avec des clients historiques tels que Schaeffler, Siemens, Mars, SEW-Usocome ou Safran, la stratégie a rapidement porté ses fruits. En deux ans, Mecalec a connu une croissance de 100 % de son chiffre d’affaires et ses effectifs sont passés de 28 à 45 salariés.

L’ingénierie en plus

« Le secteur de la mécanique de précision en France est constitué à 75 % de TPE, à la limite de l’artisanat. Mais les grands donneurs d’ordres, notamment dans l’aéronautique, privilégient des sous-traitants comme nous qui ont une approche plus industrielle avec des exigences de qualité, de traçabilité et de respect des délais », observe François Pfister. Prochaine étape : la mise en place d’une offre d’ingénierie avec la création de bureaux d’études. « Nous voulons, à terme, pouvoir proposer aux industriels la conception et la fabrication d’une ligne de production de A à Z », poursuit-il. Pour cela des projets de croissance externe sont actuellement sur son bureau, notamment l'emploi de spécialistes de spécialistes de la robotique et des automatismes.
L’objectif est de transformer sa PME en ETI en faisant passer son chiffre d’affaires de 15 à 50 millions d’€ et ses effectifs de 100 à 250 salariés.

L’Allemagne, en ligne de mire

La stratégie de développement passe également par l’export et notamment vers l’Allemagne. « Nous réalisons déjà 15 % de notre chiffre d’affaires outre-Rhin avec des industriels comme Thyssen et Linde. Le potentiel est important car le secteur est encore plus atomisé qu’en France. Avec mon bras droit Christian Haar, ex-dirigeant d'AMGS et bon connaisseur de ce marché, nous réfléchissons à la meilleure méthode pour l’aborder, soit par la création d’une filiale ex nihilo, soit par la reprise d’une entreprise », explique François Pfister. Pour bien commencer, il leur suffira d’aller frapper à la porte de leur voisin Daimler, puisque AMGS déménagera, l'an prochain, à quelques pas de l’usine automobile Smart de l’Europôle de Hambach. > P.H.

Mecalec
Z.I. du Canal à Hochfelden
03 88 91 56 77

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