3 Questions à : Guy Tonnelier

« Les dirigeants ont un devoir de vigilance »

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Comment analysez-vous l’évolution des risques dans les entreprises ?

G.T. Outre le piratage de données, auquel les entreprises sont particulièrement exposées, je retiens le risque environnement. Les organisations sont de plus en plus attentives à leur responsabilité sociétale. La pollution accidentelle d’une rivière, un incendie, une montée des eaux peuvent gravement affecter une entreprise et entacher durablement sa réputation. L’évolution de la réglementation et l’application du principe pollueur-payeur doivent nécessairement interpeller les consciences.

Les dirigeants ont-ils pris, selon vous, la mesure de la situation ?

G.T. Ils ont un devoir de vigilance qu’ils ne peuvent plus ignorer. Au-delà de la responsabilité civile de l’entreprise, celle du dirigeant peut être mise en cause. Les assureurs, qui ont eux aussi intégré ce nouveau contexte, ont créé des produits spécifiques donnant aux entreprises des moyens financiers leur permettant d’assumer ces risques : gestion d’incident, mesure d’urgence, dommages subis, responsabilité civile, responsabilité environnementale, sans oublier les frais et pertes d’exploitation.

Comment intervient la CCI ?

G.T. Nous menons avant tout un travail de sensibilisation aux risques cyber, aux réglementations RGPD et aux stratégies de protection des données. Cela prend la forme d’un forum transfrontalier, de petits déjeuners ou de rencontres dédiées en partenariat avec les autorités régionales compétentes. Cette démarche partenariale anime aussi notre engagement dans le programme européen Clim’Ability mis en place pour informer les entreprises sur le risque naturel lié au changement climatique. Le monde et la technologie changent autour de nous. Pour nos entreprises, cette adaptation est un vrai challenge.

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