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ZUM LOEJELGUCKER – AUBERGE DE TRAENHEIM : Une table de vigneron

Traenheim/67

Dans leur maison à colombages du 18ème siècle digne d’une carte postale, Lydie et Claude Fuchs perpétuent la tradition culinaire villageoise au cœur du vignoble de la Couronne d’Or.

L’auberge respire le terroir alsacien avec son décor authentique et ses fresques illustrant les différents travaux de la vigne. © Dorothée Parent«Le loejelgucker, c’est le vigneron qui regarde vers sa gourde pour bien diriger le vin vers sa bouche », explique Claude Fuchs à ceux qui ne maîtrisent pas totalement le dialecte. L’auberge respire le terroir alsacien avec son décor authentique et ses fresques illustrant les différents travaux de la vigne, réalisées par l’artiste Jean Cramer en 1947. Formé à l’école hôtelière d’Illkirch, Claude Fuchs s’est d’abord orienté vers le service en salle dans des restaurants étoilés sur la Côte d’Azur, à Courchevel et à Belfort, avant de passer douze années au Château de Pourtalès. C’est là que sa vie bascule : « Comme je m’ennuyais en salle, j’aimais bien donner un coup de main en cuisine, alors quand un jour le cuisinier est parti brutalement, je l’ai remplacé au pied levé », se souvient le chef.

Noix de St Jacques grillées, beurre d'agrumes à la vanille © Dorothée Parent

Le poisson en vedette

Depuis, il n’a plus quitté les fourneaux. En 2000, il reprend avec sa femme Lydie cette pimpante auberge de 130 couverts, dotée d’une jolie terrasse d’une capacité d’accueil de 60 personnes. « Elle est orientée plein sud, au calme, dès qu’il y a un peu de soleil, c’est un vrai bonheur », assure Claude Fuchs. La maison dispose également d’un caveau pouvant recevoir jusqu’à 30 personnes. Idéal pour des fêtes de famille. Sa carte joue dans le registre « tradition alsacienne » avec des lewerkneffles à l’ancienne ou des kasknepfles servis avec des oignons et des lardons ! Mais la passion du chef, ce sont les sauces et surtout les poissons. Selon les arrivages, il aime exercer toute sa créativité en les associant à des saveurs subtiles, mais en veillant à la justesse des cuissons : dorade royale au lait de coco et gingembre, omble chevalier meunière aux noisettes ou noix de Saint Jacques grillées avec un beurre d’agrumes à la vanille ! Pour les desserts, il faudra choisir entre le traditionnel dampfnüdel caramélisé et sa compote de fruits ou bien les créations maison, comme la noix de coco glacée en trompe l’œil ou bien la dame blanche revisitée.

Le titre de Maître Restaurateur renouvelé trois fois

Avec un choix de 350 vins, la cave de l’auberge jouit d’une belle réputation. Les cépages alsaciens sont naturellement bien représentés et pour ne faire de la peine à personne, les bouteilles des cinq viticulteurs de Traenheim figurent sur la carte des vins. Le chef a été le deuxième dans le Bas-Rhin à se voir attribuer le titre de Maître Restaurateur en 2009. Une distinction qui lui a été renouvelée trois fois sans problème. « Cela permet de nous différencier des autres restaurants et ça rassure nos clients, mais cela n’a rien changé à notre façon de travailler puisque nous avons toujours tout fait nous-mêmes », assure-t-il. Un décor authentique, une cuisine gourmande et un accueil chaleureux, tous les ingrédients sont réunis pour faire du Loejelgucker un lieu où il fait toujours bon s’attabler. > P.H.

Zum Loejelgucker - Auberge de Traenheim
17 rue Principale à Traenheim
03 88 50 38 19
loejelgucker@traenheim.net
aubergedetraenheim.com
 @loejelgucker

 

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