Réforme territoriale  : «L’Alsace, ma région !»

Avec ce badge distribué à la Foire européenne, les Chambres consulaires veulent marquer  leur opposition à la fusion Alsace/Lorraine et Champagne-Ardenne.

Les présidents des chambres consulaires contre la fusion avec la Lorraine et la Champagne Ardenne

Réunis dans un lieu qui est un symbole du dynamisme de l’Alsace, le biocluster Les Haras, les représentants des organismes consulaires –Chambres d’agriculture, de métiers, de commerce et d’industrie-  se sont positionnés en tant que porte-parole du monde économique régional pour refuser la fusion demandée par le Gouvernement, des régions Alsace, Lorraine et Champagne-Ardenne.

Des latitudes et des moyens

Une prise de position forte et ferme de Bernard Stalter (Chambre de Métiers d’Alsace) qui considère que cette réforme territoriale est mal engagée : « on commence par le mauvais bout, sans préparation. Aujourd’hui il est important d’avoir une région forte plutôt que grande. Avant de vouloir fusionner, donnons des latitudes et des moyens aux collectivités. Quelles seront les compétences des régions demain ? ». Jean-Paul Bastian (Chambre d’Agriculture de région Alsace)  affirme  son attachement « à la proximité et au territoire rural. Une position qui n’est pas un repli sur soi, au contraire. On a l’impression qu’il s’agit d’un simple problème de découpage, alors que le débat devrait tourner autour des compétences.  L’urgence est de répondre aux préoccupations des gens à court et moyen terme, pour remédier à la crise. »

Exhortant le Gouvernement à impliquer le monde économique et la société dans un vrai projet. Jean-Louis Hoerlé (CCI de Région Alsace)  souligne  la parfaite symbiose des organismes consulaires sur le sujet. Et d’ajouter : « c’est l’activité et l’emploi qui doivent être au cœur des préoccupations de tous, collectivités en tête,  alors que le Gouvernement veut limiter les contributions en leur faveur. Avant de vouloir faire des économies, dessinons d’abord les contours de la réforme.  Personne ne parle de  transferts de compétences et de moyens. Personne ne parle non plus de ce que cela pourrait apporter à nos entreprise en matière de simplifications et de baisse de la fiscalité».

Priorité à l'emploi

« Donnons à nos régions des moyens et de la lisibilité à un échelon plus petit. Ne détruisons pas tout le travail entrepris au niveau de la région transfrontalière qui englobe le nord de la Suisse, le pays de Bade et le Sud de la Pfalz, où nous avons progressé sur différents sujets, dont l’emploi et l’apprentissage. Faisons d’abord une Alsace forte qui sait innover, investir, et tournée vers la Suisse et l’Allemagne pour faire une région économique du Rhin supérieur ».

Jean-Luc Heimburger (CCI de Strasbourg et du Bas-Rhin) de conclure : « Il faut commencer par agir avec  bon sens. Notre priorité est de créer de l’emploi et de la richesse. Que nous propose-t-on ? Cela fait trente ans que les décisions sont politiciennes - nous sommes gérés par des personnes qui ont vocation à laisser une trace sans se préoccuper des véritables enjeux du pays. Ce que nous demandons c’est du concret ! »
«L’Alsace, ma région…  Non à la fusion Alsace/Lorraine/ Champagne-Ardenne» :  illustrant la volonté partagée d’avoir une Alsace très forte avec des compétences et une décentralisation du pouvoir de l’Etat, des badges seront distribués au grand public sur lesstands des chambres consulaires à la Foire européenne de Strasbourg.

FH

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